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La vitesse par le vide, les trains “atmosphériques” des années 1840

L’ingénieur Isambard Kingdom BRUNEL, sommité de l’Angleterre Victorienne, était catégorique : « je n’ai aucune hésitation à prendre la responsabilité pleine et entière de recommander l’adoption  du système atmosphérique  sur les chemins de fer du Sud-Devon ».

L’histoire du rail a montré qu’il aurait mieux fait de tenir sa langue. L’idée des trains atmosphériques, rapides, sans fumée et silencieux, est née vers 1840. Le principe consistait à poser entre les rails un tube de fer continu, percé d’une fente à son sommet. Sous le wagon de tête pendait un bras relié, à travers la fente, à un piston coulissant dans le tube. Le long de la fente, une valve de cuir assurait l’étanchéité. Des pompes à vapeur, placées à intervalles réguliers au bord de la voie, faisaient le vide dans le tube, devant le train. Celui-ci été alors propulsé par la poussée de l’air restant derrière le piston.

Mais ce système, adopté en 1845, connut bien des soucis. Les pompes à vapeur n’étaient pas assez fiables et les passagers devaient parfois descendre pour pousser. De plus, on ne parvint jamais à résoudre le problème posé par le maintien du vide aux croisements et aux aiguillages. Mais le pire était que la valve de cuir se détériorait très rapidement avec la chaleur et le froid. Les rats en raffolaient. Il suffisait d’un seul défaut pour rendre le vide impossible et immobiliser le train. En 1848, les joints de cuir étaient tous hors d’usage sur toute la longueur de la ligne et l’ingénieur BRUNEL dut renoncer.

George STEPHENSON considérait le procédé atmosphérique comme « une vaste blague ». Mais peut-être n’était-ce qu’une idée en avance sur son temps ? En effet, en 1860, le caoutchouc vulcanisé aurait très bien remplacé le cuir…et les problèmes d’étanchéité étaient résolus.

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