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- 3.4.2010: De l’Espace aux Abysses, un satellite pour explorer les fonds marins
- 11.12.2009: Et vogue la galère, une Trirème au XXe siècle
- 1.8.2009: Les premiers hommes sur la Lune, la conquête spatiale est lancée…
- 30.5.2009: Le Transsibérien, une ligne géante ouverte par le dernier des Tsars
- 26.1.2009: Deux avions en un, transport du carburant
- 27.12.2008: Question de noeuds : la course du Thé
- 24.11.2008: La vitesse par le vide, les trains "atmosphériques" des années 1840
- 30.8.2008: Tin Lizzie, la voiture de Mr Tout-le-Monde
- 30.8.2008: La conquête du ciel, voler comme Icare
- 30.8.2008: Moteur à air, y a-t-il un moteur dans l'avion ?
De l’Espace aux Abysses, un satellite pour explorer les fonds marins
3.4.2010 par CMT81.
Au fil des siècles, l’homme a laborieusement tracé la carte du monde en mesurant les moindres coteaux, les moindres chemins et les moindres cours d’eau. Mais il n’avait jamais été possible de dessiner la carte des océans dans sa totalité…jusqu’au 28 juin 1978.
Ce jour-là, la NASA lança le satellite Seasat-A, conçu pour l’étude des océans. Sa trajectoire évolutive, sur une orbite située à 800 km, lui faisait balayer l’ensemble de la surface terrestre en repassant au même point tous les trois jours. Ce qui permit d’établir des relevés à la fois de la surface et des fonds marins.
La surface de la mer n’étant pas uniforme, sa hauteur varie considérablement en fonction du champ gravitationnel de la Terre. Cette surface présente des creux et des boursouflures, en fonction des vagues, des marées, des vents et des courants.
Seasat-A avait pour mission de mesurer ces différences. Il releva la hauteur d’eau tous les 3 km, ce qui représente des milliers de calculs, avec une marge d’erreur de seulement 10 cm ! Il put ainsi dresser la carte entière des océans !
Ces données servirent aussi à mieux connaître les grands fonds. On découvrit notamment que les tranchées et les crêtes provoquées par les mouvements de l’écorce terrestre, avaient des répercussions sur l’eau : la surface se creuse ou se gonfle selon que le fond présente une dépression ou une hauteur. En observant les mouvement des océans, on comprend mieux ceux de la croûte terrestre.
Malheureusement, le système d’alimentation électrique de Seasat-A tomba en panne cent jours après sa mise en orbite. Cela mis un terme à ses précieuses observations. Toutefois, elles avaient permis une étude approfondie des fonds marins.
Les Etats-Unis et l’Europe, ont depuis, bien sûr, envoyés d’autres satellites d’observation, de localisation (GPS) et de météorologie.
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Et vogue la galère, une Trirème au XXe siècle
11.12.2009 par CMT81.
A la sortie du Pirée, l’Olympias taillait vers le large, propulsé à sept nœuds par la coordination parfaite de ses 170 rameurs. Répartis en trois rangs superposés, ceux-ci devaient souquer ferme pour accomplir un extraordinaire voyage dans le temps : en cette année 1987, ils formaient la chiourme d’une redoutable machine de guerre de 37 mètres de long : une Trirème. C’était la copie conforme des vaisseaux grecs qui, en 480 avant J.C, avaient écrasés la flotte perse à la bataille de Salamine.
L’Olympias était dû aux efforts de deux experts britanniques, l’universitaire John MORRISSON, professeur de lettres classiques à Cambridge, et l’architecte naval John COATES. En 1975, le courrier des lecteurs du Times avait servi de forum à un débat sur les formes capacités des trirèmes qui avait passionné les deux hommes. A Salamine, la chronique raconte que la flotte grecque, forte de seulement 380 trirèmes, avait mis en déroute celle des perses de XERXES 1er, trois fois supérieure en nombre. MORRISSON et COATES se fixèrent pour objectif de réaliser une trirème pour la marine grecque, d’après les images figurants sur les vases, monnaies et monuments du siècle de PERICLES.
Ils mettront douze ans à concrétiser leur rêve et à faire naviguer le vaisseau avec un équipage gréco-britannique. Au Ve siècle avant J.C, un combat naval se gagnait en éperonnant l’ennemi pour le couler. Cet assaut exigeait de l’équipage une force et une précision sans failles : en procédant trop vite, on risquait de coincer le rostre en bronze dans la coque adverse et de couler avec elle ; trop lentement, l’ennemi pouvait s’enfuir.
La manœuvre des trirèmes a longtemps donné lieu à des querelles d’érudits. Selon certains, une trirème ne comptait qu’un banc de nage, avec trois rameurs par aviron. MORRISSON prouva qu’il en était rien : il y avait en effet, trois rangs de rameurs, et chaque homme avait son aviron. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la longueur des rames était la même à chaque niveau.
La manœuvre d’une trirème toute neuve s’avéra épuisante, compte tenu du poids des “pelles”. Réussir à actionner les trois rangs sans les entrechoquer n’était pas une mince affaire. Les 62 rameurs du rang supérieur avaient la tâche la plus difficile.
Dans l’Antiquité, ces 62 rameurs étaient aussi les mieux payés. On pouvait parfois aussi se reposer : par bon vent, il suffisait de hisser les deux voiles. Mais, celles-ci, ainsi que les mâts étaient souvent débarqués avant l’assaut, car les marins, à force de ramer se montraient plus vigoureux, et le pont était ainsi dégagé pour les fureurs des combats.
Heureusement, MORRISSON et COATES, gardèrent, eux, les voiles et les mâts pour permettre à leurs 170 rameurs de se reposer. L’entraînement permit également de surmonter ces difficultés de navigation et de rendre l’Olympias aussi agile et manaible que ces ancêtres.
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Les premiers hommes sur la Lune, la conquête spatiale est lancée…
1.8.2009 par CMT81.
Mercredi 16 juillet 1969, Cap Kennedy (Floride) : La première expédition emmenant un équipage humain sur la Lune va commencer.
Le départ a lieu à la rampe de lancement n°39, à 12h07, heure française. Après s’être mis sur orbite autour de la terre à 190 km d’altitude, le vaisseau spatial Apollo XI se dirige vers la lune à 39 000 km/h. Le parcours est d’environ 400 000 km.
Le 20 juillet 1969, à 21h17 : le LEM (Lunar Excursion Module) alunit sur la Mer de la Tranquillité. Le lendemain à 3h56, Neil ARMSTRONG, suivi d’Edwin “Buzz” ALDRIN, descend du module et marche pour la première fois sur le sol lunaire. C’est à cet instant qu’il prononce la phrase devenue mondialement célèbre : “ c’est un petit pas pour l’homme, mais un pas de géant pour l’humanité !” La promenade durera une heure.
Après avoir passé 21 heures sur la lune, le LEM rejoindra ensuite la cabine Apollo XI qui tournait en orbite, pilotée par Michael COLLINS.
Le 24 juillet 1969 : Apollo XI amerrit dans le Pacifique, et les 3 astronautes sont recueillis par le porte-avions Hornet, au terme d’un voyage qui a duré 195 heures.
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